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21 septembre - 14 novembre 2010

 

 

SaltaAprès avoir passé deux jours dans le nord du Chili, nous passons la frontière pour descendre un peu le continent du côté argentin. Nous arrivons à Salta 10h plus tard et là, surprise : la plupart des hôtels sont complets ! Nous pensons qu'il y a une fête ou des vacances, mais un monsieur nous dit que c'est toute l'année comme ça !
En même temps, on comprend vite pourquoi : la ville est très jolie et le climat très agréable..


Par contre, on se rend vite compte que, comme au Chili, la vie est chère en Argentine. Ca nous change de la Bolivie.

 

Nous recherchons partout le guide du Routard sur l'Argentine, mais il reste introuvable ! Nous l'avons trouvé 6 fois en Bolivie et au Chili, mais on n'a jamais pu se le procurer, soit parce qu'il n'était à consulter que sur place, soit parce que le gérant était parti en voyage avec la clé de la vitrine, soit parce qu'il était vendu le double du prix neuf alors qu'il était d'occasion (faut pas abuser non plus !). Du coup, on continue de le chercher.. En attendant, nous avons toujours le Lonely Planet South America ; )

Nous visitons la ville à pied, malheureusement, le temps est gris et ne la met pas en valeur. Elle reste néanmoins jolie avec ses places arborées, ses églises colorées et ses rues animées ! Nous goûtons à nos premiers empanadas argentins (plus petits que ceux d'Amérique Centrale) et qui sont délicieux !

Nous partons deux jours plus tard en bus (25pesos/4,5€) pour la petite ville de Cafayate, plus au sud. Nous y choisissons une chambre dans l'auberge de jeunesse Ruta 40 (120pesos/22€ avec ptit dej). Cafayate (prononcez Cafachaté !) est très calme et bien agréable pour s'y promener. Elle est entourée de vignobles et on peut donc faire la route des vins ; )

 

CafayateOn décide de se promener, le lendemain, dans les alentours et de s'arrêter quand la soif nous appelle dans des bodegas (fabriques de vin). Mais, nous sommes samedi et un vignoble sur deux est fermé.

Ce n'est pas grave, nous tombons sur un super vin blanc Torrontes, spécialité de la région (domaine Etchart qui bizarrement appartient au groupe français Pernod-Ricard). Avant de partir, nous avons eu la chance de trouver du bon pain, du fromage de chèvre et des olives ; du coup nous pique-niquons sous un arbre en dégustant, avec modération, ce très bon vin sucré.
Nous goûterons aussi les glaces au vin blanc Torrontes et au vin rouge Cabernet, spécialités de la région.. mmh


Nous faisons, par la suite, connaissance avec deux Françaises, Amélie et Emilie, qui viennent de commencer leur tour du monde. Nous passerons deux bonnes soirées en leur compagnie.


CafayateLa journée suivante, après avoir cherché, non sans peine, une location de scooter afin de visiter les alentours, nous devons nous rabattre sur des vélos. Nous voulions un scooter pour voir les ruines situées à 50km. Mais, nous nous contenterons d'un petit tour en vélo. Il n'y a dans la ville aucune location de voiture ou de scooter et on est obligé de passer par une agence pour toute excursion, ce que nous refusons, car on en a un peu marre des tours organisés où l'on doit suivre bêtement comme un mouton.

Après une petite visite d'une bodega où le vin n'était pas très bon, nous enfourchons nos montures. Mais, au bout d'une petite heure et d'un changement de vitesse, la chaîne se bloque. Impossible de réparer, ni d'enlever la roue à cause de la rouille. Nous rentrons très déçus de notre balade et pique-niquons cette fois à l'auberge.

Lundi après-midi, nous partons pour Tafi del Valle qui nous a été recommandé par Zoé en Bolivie et par le Lonely ! Nous arrivons 3h plus tard dans un petit village où il n'y a pas grand chose. Nous prenons une chambre dans l'hôtel  Querencia (100 pesos/18€ avec ptit dej). Nous faisons vite le tour du village et repérons les balades possibles pour le lendemain.
Nous choisissons d'aller voir le lac qui se trouve pas loin, entouré de montagnes. Nous longeons d'abord la route, avant de prendre un chemin qui traverse la campagne. Un fort vent nous accompagne tout le long, ainsi qu'un beau chien qui fera toute la balade avec nous ; )
On passe à travers champ où paissent tranquillement des vaches, des moutons ou des chevaux. "Notre" chien s'amuse à leur courir après pour les rassembler, aucun doute il a été dressé comme chien de berger !
Nous nous arrêtons pour pique-niquer à l'abri du vent et partageons notre casse-croûte avec notre compagnon du jour, qui est ravi et nous fête bien ! Nous traversons à plusieurs reprises le ruisseau pour enfin atteindre le lac. Mais, les bords sont très boueux et Arnaud en fait vite l'expérience avec le chien, ils s'embourbent tous deux jusqu'aux jambes/pattes ! Le chien en rajoute d'ailleurs une couche en sautant de joie sur Arnaud avec ses pattes pleines de boue ; )

Tafi del Valle

Au retour, le chien s'élance encore sur un troupeau de moutons pour les rassembler, mais là, un berger avec ses deux bergers allemands arrivent mécontents. Le berger croit que c'est notre chien et il est difficile de lui expliquer qu'il nous suit juste depuis plusieurs heures tellement il est affectueux avec nous ! Finalement, nous repartons, toujours le chien sur les talons.. Heureusement, il ne le refera plus et on se promènera encore un peu avec lui avant qu'il ne s'arrête à l'entrée d'un village.
Nous arrivons en fin d'après-midi à Tafi et sommes ravis par cette excursion de quelques heures en pleine nature. La vallée est vraiment magnifique et les promenades se prêtent bien à sa découverte..

Nous partons ensuite à Mendoza, via Tucuman ; environ 18h de car nous attendent, en partie de nuit. Et la nuit ne sera pas bien longue, entre les différents arrêts où la lumière s'allume et le réveil à 6h du mat par le conducteur pour nous donner un "petit-déjeuner".. Nous arrivons vers les 9h et partons à pied rejoindre le centre ville.
Nous prenons une chambre à l'hôtel Rincon Vasco (Las Heras, tel : 4233033, 140 pesos/25€ avec ptit dej) et partons visiter la ville..
Mendoza est grande et moderne, la première impression n'est pas terrible, mais finalement nous nous habituons vite et apprécions sa douceur de vivre. Les gens sont décontractés, les terrasses de cafés sont pleines et les larges avenues invitent aux promenades..
Toutes les boutiques ferment de 13h à 17h, l'après-midi, la ville est donc assez calme, mais le soir les rues s'animent et tout le monde sort.
MendozaNous nous renseignons pour faire du ski dans la région. On nous avait dit que les stations fermaient vers le 2 octobre, mais elles ont fermé le 20 septembre.. trop tard !
On va voir l'immense parc San Martin où les habitants pratiquent de nombreux sports (foot, golf, footing, vélo, aviron..). Il est très agréable d'avoir ce grand espace de verdure en pleine ville, même si les voitures circulent à l'intérieur.

 

Le samedi, nous flânons un peu en ville et le soir, nous allons voir un spectacle au théâtre Independencia sur la grande place. Il s'agit du XVe festival de danse de nouvelles tendances.
La représentation commence à 22h30 (ici, le dîner et les sorties sont bien plus tard) et nous assistons à deux mises en scène dansées et un peu chantées. La première est assez drôle, elle mime plein de petites scènes de vie ; la deuxième est un peu plus contemporaine et sérieuse, les comédiens sont souvent nus sur scène et racontent une histoire d'adultère (si on a bien compris, car il y avait des monologues en espagnol un peu trop rapides pour nous !). Entre les deux, il y a eu un petit entracte où on nous a servi du champagne..En somme, une bonne petite soirée et un beau spectacle de danse contemporaine ; )

 

Une des spécialités de la région est la production de vin, en particulier le rouge Malbec. Nous prenons le bus jusqu'à la petite ville de Maipu et là, nous louons des vélos pour faire le tour des bodegas. Elles sont très nombreuses et nous ne pourrons pas toutes les voir en une après-midi ! Nous goûtons plusieurs vins, dont certains ne sont pas mauvais, mais nous préférons toujours le Torrontes de Cafayate. Par contre, nous sommes un peu déçus par la route, on pensait se retrouver en pleine campagne, comme à Cafayate, mais les bodegas sont au bord de la ville et le trafic est assez intense.

Après ces cinq jours passés à Mendoza, nous rejoignons San Luis, où nous prenons une chambre dans l'hôtel Castelmonte (140pesos/25€, hotelcastelmonte769@gmail.com). La ville est mignonne et on en fait vite le tour. Nous décidons de prendre un bus jusqu'au village La Florida, où se trouve un grand lac de barrage. Les paysages sont jolis, on se croirait parfois en automne avec les teintes des feuillages. Nous pique-niquons et faisons un tour au bord du lac avant de rentrer, poussés par un vent froid qui se lève!

Villa MerloEnsuite, nous pensions aller directement à Cordoba, mais les bus ne partant que le soir, nous décidons finalement de faire une halte à Villa Merlo, une petite ville bordée par la montagne d'une part et par une rivière de l'autre. On a du mal à trouver un hôtel (Piscu Yaco, 120pesos/22€) car ils sont tous pleins à l'approche du week-end !
Nous trouvons une location de scooter pour le lendemain et le soir une fête se déroule sur la place. Une procession religieuse passe d'abord, puis un défilé de gauchos. Des petits stands de nourriture nous invitent à profiter du spectacle et, à la fin, un feu d'artifice illumine le ciel..

 

Nous retournons tout contents à la location de scooter électrique. Cela fait deux semaines que nous en cherchons en Argentine, mais personne n'en louait. Au lieu d'en prendre un pour deux comme convenu, le loueur nous dit que vu l'itinéraire que nous voulons effectuer, il serait plus judicieux d'en prendre deux plus petits, mais qui, eux, pourront monter les pentes du mirador. C'est donc avec joie que nous partons sillonner les alentours avec un scooter-vélo électrique.
Nous allons voir l'Algarrobo abuelo et nous arrivons au pied d'un grand arbre vieux d'environ 800 ans. Son envergure est impressionnante, et ses branches sont aussi grosses que le tronc d'un arbre normal.


Nous partons ensuite pour "Piedra Blanca" mais, à notre grande surprise, mon scooter est déjà en panne de batterie. Je peux toujours pédaler mais, vu le poids de l'engin, je ne vais pas bien loin. Après un premier refus, un hôtel accepte que nous rechargions nos batteries pendant que nous pique-niquons au bord d'un cours d'eau. Le soleil est au rendez-vous, et nous nous prélassons une bonne heure les pieds dans l'eau.Villa Merlo
Après avoir enfourché nos bécanes cinq minutes, ma batterie est de nouveau à plat. Déçus que ce sentiment de liberté soit si court, nous retournons au magasin qui nous le change de suite. Cette fois, on croise les doigts car nous nous dirigeons vers le mirador del Sol et la route est très pentue. Nous savons maintenant que montée et moteur électrique ne font pas bon ménage ; mais tout se passe bien... enfin pendant les dix premières minutes car c'est au tour de celui de Sophie de rendre l'âme. Elle n'a plus de batterie alors que sa jauge est à fond. Dépités, nous garons les vélos au bord de la route et faisons les trois derniers kilomètres à pied.

Les paysages sont superbes et un petit bonus nous attend juste à côté du mirador : deux tyroliennes longues de 400 et 450 mètres relient deux versants. Je ne me fais pas prier pour en profiter, mais Sophie n'est pas tentée. Les traversées sont vertigineuses avec un très beau panorama, mais trop court car cela va très vite.

 

Nous aurions aimé rester quelques jours de plus, mais on est samedi et les hôtels sont pleins pour le week-end ! Nous partons donc vers Cordoba, nous traversons des paysages superbes et arrivons de nuit dans cette grande ville. Nous pensions y trouver un hôtel plus facilement vu la grandeur de la ville, mais loin de là ! Nous faisons une bonne vingtaine d'hôtel et tous sont complets ! Beaucoup nous disent "suerte chicos" (bonne chance) et nous en aurons besoin.. On apprend que nous sommes en plein dans un week-end de 4 jours et tous les Argentins sont en vacances.. Nous trouvons finalement une chambre un peu au-dessus de nos prix habituels, mais bien contents d'avoir enfin un endroit où dormir !

 

Dû au week-end et au jour férié qui suit, tous les magasins et musées sont fermés et, du même coup, la ville semble un peu morte. Les rues sont désertes et nous retrouvons tous les Argentins dans le centre commercial, qui lui est ouvert, et le parc Sarmentio, très agréable avec son lac. Nous visitons les églises, dont la cathédrale et la Manzana Jesuitica, classée au patrimoine culturel.


Nous repartons de Cordoba, un peu déçus par la ville qui semblait endormie ce week-end là.. Nous nous arrêtons à Salsipuedes et prenons une chambre dans l'un des deux hôtels (110pesos/20€ avec ptit dej) du village. Nous faisons vite le tour de ce petit lieu paisible, situé au bord d'une rivière. Nous ne pouvons malheureusement pas y rester plus d'une nuit car le seul distributeur automatique du village est en panne. Nous repartons donc le lendemain pour Rio Ceballos.

Là, nous pouvons retirer de l'argent et prendre une chambre (Hôtel de France, 150pesos/27€ avec ptit dej). Mais, le temps n'est pas avec nous, un gros orage se prépare.. On n'avait pas eu de pluie depuis le Pérou et finalement cela ne nous fait pas de mal de passer une après-midi tranquille ! C'est que la pluie nous manquerait presque ; )

 

Rio CeballosLe soleil étant au rendez-vous le lendemain, nous partons donc faire une petite balade autour de la ville. Pique-nique dans le sac-à-dos, nous grimpons en haut d'une colline afin d'avoir une vue sur la ville et apercevoir une statue du Christ de plusieurs mètres de haut. Celle-ci est entourée de forêts, d'arbres venant du monde entier et d'une jolie étendue d'herbe. L'endroit est paisible et loin des sentiers battus. Nous repartons après une bonne halte afin de faire une boucle de plusieurs kilomètres (comme sur notre plan), mais n'ayant pas de signalisation, nous nous retrouvons plus vite que prévu aux pieds de la ville. Ce n'est pas grave, la balade était quand même sympa et nous comptions juste nous mettre en jambe pour le lendemain.


Cette fois nous partons direction El dique de la Quebrada (barrage d'un grand lac situé dans la parc de la Quebrada). A peine arrivés, un chien se joint à nous ; les nuages gris sont aussi de la partie. Croisant les doigts pour qu'il ne pleuve pas, nous marchons tout autour du lac avec une sensation de se trouver en France durant l'automne. Les feuilles d'arbres sont vertes, jaunes et oranges, la brume nous entoure, et un petit vent frais se fait ressentir. Nous sommes à mi-parcours quand un deuxième chien vient avec nous. Nous traversons un petit village désert, croisant le regard interrogateur de certains villageois : "Qui sont ces gens avec leurs chiens ? Ils ne sont pas d'ici pourtant" ;) En fin de parcours, il commence à pleuvoir, c'est le temps de dire au-revoir à nos compagnons de route et de filer dans le bus. C'est comme si on avait remonté le temps et que nous nous soyons promenés dans les bois et autour du lac de Chaville avec Tosca (notre chienne)...

Nous rejoignons, ensuite, Cordoba pour prendre un bus direction Puerto Iguazu (397pesos/72€). Nous avons longtemps hésité à aller voir les chutes d'Iguazu à cause de la durée du voyage et de l'endroit très touristique. Mais, plusieurs personnes (dont Annick, Doris et Olivier ; ) nous ont dit que c'était immanquable et ont fini par nous convaincre ! 21h de bus nous attendent, autant dire que ça va être long ! Heureusement, nous sommes tout devant, au deuxième étage et profitons de la vitre panoramique.. Si au début du voyage, la vue semble assez monotone avec ses routes en lignes droites interminables, l'arrivée en Mésopotamie nous dépayse ! Les routes sont toujours aussi droites, mais traversent d'épaisses forêts s'étendant à perte de vue et d'un vert incomparable. On sent que l'Amazonie n'est pas loin ! La terre de couleur rouge rajoute à ce tableau une touche d'exotisme qui est la bienvenue. Enfin, nous nous sentons dépaysés en Argentine ! On croirait même retrouver l'Amérique Centrale avec la chaleur et les moustiques qui vont avec..
Nous trouvons un petit hôtel sans prétention (100pesos/18€), mais agréable dans cette ville très touristique !Nous nous reposons le reste de la journée, d'autant plus que le temps est gris. On croise les doigts pour avoir du soleil le lendemain aux chutes d'Iguazu !

IguazuOn se réveille avec le soleil et un ciel bleu qui durera toute la journée ; ) On prend un bus (5pesos/1€) pour se rendre à l'entrée du parc national (85pesos/15,5€). Puis, on se dépêche  pour doubler les groupes de touristes qui arrivent en masse. On prend le "chemin vert" pour éviter la foule qui attend le train, là on voit toute une famille de coatis, pas farouches pour un sou ! On en verra d'ailleurs à différents endroits du parc.
On se dirige, ensuite, vers le "circuit inférieur" pour voir les chutes d'en bas. Notre livre le cite comme un des plus beaux chemins du Monde et c'est vrai qu'on en a vite plein les yeux ! Les chutes apparaissent petit à petit, au détour de la végétation. Celle-ci les laisse, à la fin, complètement se dévoiler, si bien que nous sommes copieusement arrosés si on s'approche trop près !
De multiples arcs-en-ciel viennent se mêler à la splendeur des chutes, ce qui embellit encore plus le paysage, déjà bien féérique.
On comptait aller sur l'île San Martin pour avoir encore un meilleur point de vue, mais le niveau du fleuve est trop haut et les bateaux ne passent pas, à part ceux qui sont payants pour aller au bas des chutes, va comprendre..
Nous passons ensuite sur le "circuit supérieur" pour admirer les chutes en plongée, le débit d'eau est plus qu'impressionnant ! Nous voyons beaucoup d'oiseaux et de papillons et ceux-ci viennent se poser sur nos mains.
La foule s'est vite dispersée et nous arrivons pile pour prendre le train pour la "gorge du diable". Là, nous empruntons un sentier, qu'on baptise le chemin aux papillons tellement ils nous accompagnent par centaines tout au long du chemin ; ) On se pose pour pique-niquer et savourons ce moment éloigné de la foule. On continue encore un peu, on croit voir un crocodile, puis on rebrousse chemin pour nous rendre au-dessus de la gorge du diable. Les passerelles enjambent le fleuve qui paraît assez calme avant de se transformer en tourbillon près des chutes et là c'est très impressionnant !

IguazuL'eau se déverse ici par tonnes, on ne voit même pas la fin de la chute tellement il y a de vapeur d'eau. Deux arcs-en-ciel se trouvent au milieu et ils sont si grands qu'on ne peut pas les photographier en entier ! Le point de vue ici est magnifique, on reste longtemps à admirer ce spectacle ; )
On aperçoit la rive brésilienne en face, mais c'est tout ce qu'on verra du Brésil !
Nous rentrons ensuite à pied pour faire le "chemin caruco", mais on arrive trop tard, celui-ci ferme à 15h. Nous voyons une famille de tatous qui fouillent la terre de leur museau avant de partir en courant. On s'allonge dans l'herbe et admirons trois toucans géants qui passent en volant au-dessus de nous, puis on retourne voir les cascades sur le "circuit inférieur", près de l'embarcadère des bateaux où, là encore, un arc-en-ciel s'est formé devant les chutes. On a tout juste le temps de prendre une photo avant d'être gentiment, mais fermement invités à sortir du parc car il ferme !
Même si le "chemin vert" est fermé, nous le prenons pour profiter encore de la nature et des animaux et nous verrons ainsi trois autres toucans avec leur long bec orange ; )
Nous sortirons parmi les derniers du parc..

Le lendemain, nous prenons un bus pour San Ignacio afin de visiter la mission Jésuite. Après 5h de bus, on redescend vite sur Terre en ouvrant mon gros sac à dos à l'hôtel (Portal del Sol, 140pesos/25,5€). Heureusement, celui d'Arnaud n'a rien. Un homme a voyagé, sans aucun doute avec la complicité des conducteurs, dans la soute du bus où étaient nos sacs. Résultat : ma polaire toute neuve et mon masque de plongée volés, ça encore ce n'est pas très grave.. mais le pire c'est qu'il a cassé, sûrement à coup de marteau, toutes les prises des appareils photo et téléphone et ça, ça va être bien difficile à remplacer ! Sans compter toutes les crèmes, savons et shampoing explosés.. l'ouverture de mon sac bousillée.. des livres déchirés.. enfin voilà le mec s'est bien défoulés, sûrement déçu de n'avoir rien trouvé d'important, il s'est bien vengé !
San IgnacioOn a déposé plainte au commissariat, mais aucune autre de ce genre n'a jamais été déposée, donc pas trop de chance que l'homme soit attrapé..
Les policiers se demandaient bien ce qu'on faisait là, pour eux il fallait voir directement avec l'entreprise de bus. On a attendu longtemps que quelqu'un s'occupe de nous, alors qu'on les voyait tous discuter, regarder la tv ou boire leur chicha..
Après ça, nous sommes allés voir la mission Jésuite, mais le coeur n'y était pas trop et le soleil était trop bas pour avoir une jolie lumière.

Nous passons voir l'office de tourisme où un jeune homme, très sympa, nous dit que ce n'est pas la première fois que des touristes se plaignent de vols auprès de la compagnie de bus M. Horianski. Connaissant le patron, il l'appelle même pour arranger notre histoire, mais celui-ci dit que ce sont sûrement les militaires qui arrêtent les bus sur ce trajet qui ont cassé notre matériel.. c'est si facile d'accuser les autres !


Nous allons à Posadas le lendemain, pour essayer de voir cette affaire avec lui et au moins se faire rembourser les prises électriques cassées. Nous tombons d'abord sur un employé, ainsi que la femme et la fille du patron, qui ont l'air embêtés pour nous, mais qui ne peuvent rien faire sans l'avis du "grand chef".. Celui-ci nous adresse à peine la parole, ne prend même pas la peine de regarder nos affaires ou la déposition, il nous fait poireauter des heures dans son bureau pour finalement nous dire : "de toute façon, ce qu'il y a dans les soutes des cars, ce n'est pas sous ma responsabilité, je ne vous rembourserai pas !". Là, on se fâche (en espagnol, ce n'est pas facile !), cet homme est de pure mauvaise foi. Si on se faisait voler des affaires dans le bus alors que nos sacs sont avec nous, là d'accord ce n'est pas de sa faute. Mais, dans les soutes d'un bus, où seuls, normalement, sont autorisés à aller les hommes du bus.. là quand même, si ce n'est pas de la responsabilité de la compagnie !!!
L'employé nous conseille de retourner voir la police, nous proposons au patron d'y aller ensemble pour qu'on voit à qui revient la responsabilité. Celui-ci file en douce avec sa femme ! On se retrouve un peu comme deux "cons", tout seuls dans le bureau, on retourne donc à la gare où on raconte notre histoire à un policier, celui-ci nous dit qu'on a raison et appelle un collègue qui viendra avec nous voir le patron. Le problème, c'est qu'on attend toujours son collègue qui n'est jamais venu..

 

Au bout de plusieurs heures d'attente, on en a franchement marre d'être pris pour des "c...", on prend le bus pour Buenos Aires, un peu frustrés que cette entreprise malhonnête s'en tire à si bon compte. En tout cas, on ne vous recommande pas du tout cette compagnie de bus, au cas où vous vous feriez voler votre sac dans leur soute, rappelez-vous que ce n'est pas de leur faute !!

Buenos Aires, La BocaLe lendemain matin, nous arrivons dans la capitale et oublions toute cette affaire. On a finalement pu réparer la prise du téléphone et on s'est racheté une batterie universelle pour les deux appareils photo à un prix modique, on s'en sort bien ; )
On trouve un hôtel dans le quartier de San Telmo, mais Arnaud part quand même faire un petit tour pour voir s'il n'y a pas mieux. Il revient, tout sourire, il a trouvé un hôtel avec un excellent rapport qualité/prix. Effectivement, quand je vois la chambre toute neuve, de jolies fleurs devant, une grande tv, wi-fi, frigo, baignoire, le tout pour 135pesos... un truc cloche! Revenus à la réception pour régler la chambre, nous voyons un écriteau "habitacion : 300 $ US"... et là, on comprend mieux, il s'agissait de 135 dollars et non pesos. La femme n'avait pas précisé et la monnaie du pays étant des pesos, on ne s'en était pas douté.. La qualité est toujours là, mais le prix lui a flambé d'un seul coup !
Bien sûr, on s'excuse et on part chercher un autre hôtel avec des prix en pesos cette fois..

 

Une fois installés dans une petite auberge de jeunesse (El hostal de San Telmo, 120pesos/22€), nous partons découvrir le fameux quartier de la Boca et son caminito. Effectivement, c'est très joli, les maisons sont de toutes les couleurs avec des statues de personnalités dans les rues ou au bord des fenêtres, et les spectacles de tango font fureur sur les terrasses de cafés. Mais, on s'aperçoit vite que c'est quand même très touristique ; les habitants ont laissé la place aux commerçants, et l'authenticité est loin d'être au rendez-vous.
Buenos Aires, PalermoNous visitons, ensuite, le parc de Palermo avec ses grandes étendues d'herbe, son jardin dédié aux roses, son grand lac, son hippodrome, son terrain de golf etc... Beaucoup de personnes y font du vélo, roller, course à pied, skate, et il y a même un cours d'aérobic en plein air.

 

Après un bon tour, nous passons aux choses sérieuses en allant voir une rencontre de foot : River Plate (le plus grand club de foot d'Argentine avec Boca Junior) contre Racing Club. Le stade est coloré de rouge et de blanc et nous sommes parmi les seuls à ne pas porter ces couleurs. Le match n'a même pas commencé que les supporters des deux équipes se font déjà bien entendre. Ici, quand on encourage une équipe, c'est tout le stade qui s'y met et non quelques tribunes. Tout le monde connaît les chants du club. Quand River Plate se prend un but, à notre grand étonnement, les supporters les encouragent de plus belle, on croirait que c'est eux qui viennent de marquer. Dès le début de la deuxième mi-temps, c'est l'égalisation et la folie dans le stade, tout le monde est debout, tout le monde est en transe. Le but de la victoire ne viendra pas, mais ce n'est pas grave, nous sommes venus pour l'ambiance et nous avons été servis. Petite mention spéciale aux supporters du Racing qui n'ont pas arrêté une seule seconde de jouer du tambour et de chanter.Buenos Aires
Le dimanche, nous retournons au parc pour écouter un concert gratuit de blues-jazz dans la roseraie. Nous prenons le métro pour rentrer, ça faisait plus d'un an qu'on ne l'avait pas pris et ça ne nous manquait pas ; ) Nous surprenons même deux pickpockets en plein travail..
Buenos Aires est très agréable pour se promener, surtout dans notre quartier de San Telmo où les petites ruelles et les petites places invitent à la détente. Nous regardons différents danseurs de tango sur la place Dorego, ainsi que la feria des artisans qui s'y déroule chaque week-end.
Nous nous baladons aussi le long des quais, admirant les bateaux qui y sont amarrés. Le soir, nous dînons dans une brasserie et le serveur refuse notre billet de 100pesos/18€ qui selon lui est un faux ! Après comparaison avec un vrai, il s'avère qu'il avait raison. Nous l'avons pourtant obtenu par un distributeur ! Il est rudement bien fait, mais quelques différences sont perceptibles à l'oeil nu.. On essaiera bien de le refourguer plusieurs fois, mais toutes les personnes le détectent tout de suite. (On y arrivera finalement dans le prochain hôtel, la banque elle-même ne voulant pas nous le reprendre..)
Nous faisons la connaissance de Yann dans notre auberge, un Français qui voyage en Amérique du Sud pendant 3 mois. Nous discutons bien et partons le lendemain avec lui pour Mar del Plata, une petite ville en bord de mer.

Mar del PlataNous trouvons un hôtel à 120pesos/22€ (Ramos Mejia) et visitons, le lendemain, la ville et surtout son bord de mer. Plusieurs plages bordent la ville, elles sont très courrues l'été, mais hors saison l'endroit est plutôt tranquille et agréable.

Nous allons jusqu'au port pour aperçevoir une colonie de lions de mer qui y a élu domicile. Leur odeur, pas très agréable, nous prend rapidement au nez. Les adultes se prélassent au soleil et se chamaillent souvent, pendant que les petits jouent au bord de l'eau. Nous pouvons les approcher de très près et cela ne semble pas les déranger..

 

Nous partons ensuite pour la péninsule Valdès afin d'apercevoir les mammifères marins qui s'y trouvent (baleines, orques, dauphins, otaries, lions de mer, éléphants de mer et aussi manchots de Magellan). Nous sommes en Patagonie, les paysages sont semblables kilomètres après kilomètres : une pampa s'étendant à perte de vue de chaque côté d'une route absolument toute droite. On aperçoit des guanacos, cousins des vigognes et des petits mammifères qui traversent, par endroit, la route. Après 18h de bus, nous arrivons à Puerto Madryn où nous reprenons un autre bus pour Puerto Piramides.
Il pleut pendant tout le trajet et nous arrivons sous des trombes d'eau. Tous les hôtels sont chers et nous trouvons finalement l'un des moins chers (cabanas Cristal) qui propose des petits appartements (chambre, salle de bain et cuisine) pour 200pesos/36€. Nous nous faisons donc la cuisine pour chaque repas et redécouvrons le plaisir d'avoir un "chez soi" !
Nous allons voir la mer de plus près, emmitouflés dans nos blousons. Celle-ci est déchaînée, un vent terrible s'abat sur nous et il n'y a pas un chat sur la plage. De loin, nous voyons des baleines sauter dans l'eau et nous sommes déjà super contents. Nous nous renseignons pour aller les voir de plus près avec un bateau en espérant que la mer se calme les jours suivants. Plusieurs agences proposent des excursions, nous choisissons Hydro Sport à 180pesos/33€.

 

Puerto PiramidesLe lendemain, nous nous réveillons avec un grand ciel bleu ensoleillé et une mer d'un calme plat, le paysage a complètement changé !
Nous partons nous promener pour aller voir les lions de mer qui vivent à 5km (prendre le premier chemin à gauche en sortant de la ville). Les paysages sont très jolis, avec des airs de Méditerranée.. Nous arrivons près des lions de mer qui sont entourés de mouettes et de trois baleines qui tracent leur route. Nous les voyons encore plus près et avons encore plus hâte d'aller sur le bateau ! Nous retournons en ville, le départ étant à 16h, il ne partira néanmoins qu'une heure plus tard (tant mieux pour les photos, la lumière est plus belle en fin d'aprem ; ). Comme il n'y a pas de port, les bateaux sont mis à l'eau par des tracteurs ! Nous nous retrouvons une petite quinzaine sur le pont, tous à scruter l'immensité bleue.. Nous en apercevons déjà sauter au loin. Le capitaine se rapproche prudemment afin de ne pas les effrayer. Nous en approchons plusieurs à différentes reprises et toutes viennent nous voir de plus près ! L'une d'elle fait même deux fois le tour de notre embarcation avec son petit. Celui-ci, très farceur, sort sa tête de l'eau juste au-dessous de nous, comme pour nous arroser ! C'est magique de les voir de si près, sauter dans l'eau, sortir leur queue ou leur tête pour souffler. La balade dure 1h30 et on ne voit pas le temps passer ; )Puerto Piramides
Nous rencontrons aussi d'autres Français voyageurs : un couple et leurs deux filles partis pour 10 mois de voyage à travers l'Amérique et un couple Melody & Stéphane partis pour 3 ans de voyage en tandem autour du Pacifique ! Nous leur souhaitons bon voyage à tous et peut-être à bientôt sur les routes ; )

Nous reprenons, ensuite, un bus (25pesos/4,5€) pour Trelew (prononcez Tréléou). De là, partent des excursions pour aller voir la plus grande colonie de manchots de Magellan du Monde. Eh oui, encore une excursion, il n'y a pas de bus y allant et la location de voiture est bien trop élevée..

Punta TomboNous choisissons donc l'agence Explorer (150pesos/27€) pour faire les 120km de route jusqu'à Punta Tombo. Nous sommes une petite dizaine, mais une fois arrivés à la réserve, nous faussons compagnie à notre groupe pour faire la visite seuls ! Il suffit juste de suivre un sentier bien tracé, pas besoin de guide pour ça. Dès le début, nous voyons plein de pingouins en train de couver leurs oeufs. Ils ne sont pas bien grands, à peine 50cm, et on les découvre cachés un peu dans tous les coins. Les mâles et les femelles se relient dans le nid pour aller pêcher. On voit alors des dizaines de pingouins allant et venant, totalement indifférents aux touristes se trouvant sur leur chemin. Leur démarche est plus que marrante, surtout quand ils se mettent à courir, coursés par un autre. D'autres sortent de leur nid (sorte de terrier), s'étirent, font leurs besoins et retournent calmement couver. Sur la plage, nous voyons aussi des guanacos et des nandous (sorte d'autruche). La visite est très sympa, un peu courte tout de même à notre goût, car la guide nous a retrouvés et nous presse un peu sur la fin du parcours.. Allez c'est promis, c'était notre dernière excursion en groupe, on préfère vraiment découvrir par nous-mêmes plutôt que d'être assistés et surtout chronométrés !

 



Le soir, nous prenons un bus pour El Bolson, petit village tranquille entouré de montagnes aux sommets enneigés.. Une fois bien installés (hotel Vallé Nueva, 130pesos/23,5€), nous partons faire une petite randonnée qui nous emmène dans les hauteurs et nous offre une superbe vue sur les environs.

 

 

Nous arrivons bien au mirador attendu, mais impossible de trouver le chemin qui devrait être à côté ! On a beau regarder notre carte, on est perdu ! On demande notre chemin à une gentille dame en lui montrant sur la carte où nous sommes et le chemin que l'on cherche.. Elle a dû nous prendre pour deux débutants car elle nous dit que le chemin que l'on cherche est de l'autre côté de la vallée.. On s'est tout bêtement trompé de montagne et de mirador !! So & Arno : les pros de l'orientation ; ) Finalement, on verra donc le Cerro Amigo qui est très joli, donc on ne regrette pas !

 

Sur la route nous traversons une forêt de pins, des champs fleuris avec de superbes chalets en bois. Ce sont beaucoup d'anciens hippies qui habitent les lieux, et on assiste à leur marché sur la place centrale, composé de leur artisanat (confiture, miel, bière très bonne, objets en bois ou en feuille...).


Bariloche Nous restons deux jours dans ce village bien tranquille et joli et partons ensuite pour Bariloche (grosse station de ski en hiver très courue par les célébrités locales). Malheureusement pour nous, ce n'est plus la saison pour skier, mais il reste de très belles randonnées à faire. Entourés de forêts et de lacs (appelée région des 7 lacs) les paysages sont superbes. Nous visitons d'abord la ville à la recherche de chocolat (spécialité du coin dû au nombre de Suisses venus vivre ici), et il s'avère qu'ils sont très bons. Nous nous renseignons aussi sur les agences proposant de rallier le Chili en bus et bateaux (traversée de trois lacs), mais on s'aperçoit vite que c'est hors de prix. Pour dix fois moins cher, nous prendrons seulement le bus !

 

Le temps n'est pas au mieux, nous en profitons donc pour nous reposer un peu avant d'aller voir le Cerro Campanario, situé à quelques kilomètres. Nous y accédons par un télésiège. La vue du lac était déjà superbe, mais là-haut nous avons une vue panoramique sur tous les lacs et montagnes enneigées alentour.

Le lendemain, nous partons pour Villa La Angostura en bus (19pesos). Nous y trouvons un charmant petit chalet avec deux chambres, deux salles de bain, salon, cuisine et jardinet pour 200pesos/36€ (Pipach II), alors que l'auberge de jeunesse n'avait pas moins cher qu'une chambre double à 190pesos.. Notre choix est vite fait, pour 1,5€ nous prenons le chalet bien sûr !!

 

Arnaud ayant attrapé froid, nous restons tranquille deux jours dans notre super chalet, il y a pire comme convalescence ;)
Villa La AngosturaEnsuite, nous décidons de faire la randonnée qui mène à la forêt d'arrayanes, un arbre très rare qui n'existe qu'ici. Pour cela, nous devons rejoindre la réserve située à 3km du village. Nous allons donc à pied vers le port et nous rencontrons en chemin un gentil chien qui nous accompagnera à l'aller comme au retour, pendant 30km ! Les chiens sont pourtant interdits dans la réserve, mais il n'y a aucun garde à l'entrée et nous verrons pas mal de chiens sur le chemin..
Les abords du lac sont splendides, l'eau est claire, les forêts de sapins et les montagnes enneigées se reflètent dedans. Nous parcourons les 12km de forêt pour arriver à la fameuse forêt d'arrayanes, même si nous en voyons déjà quelques-uns en chemin. Ces arbres sont très beaux, assez grands et fins. L'écorce, de couleur cannelle, donne un joli ton à la forêt.
Au retour, nous hésitons à prendre le bateau pour rentrer, mais ceux-ci sont assez chers (136pesos) et notre chien nous suit toujours alors on décide de rentrer avec lui. Nous rencontrons pas mal de gens dans la forêt, certains font le parcours en courant ou à vélo (on déconseille, le terrain est un peu accidenté et il y a des escaliers..), peu font l'aller et le retour comme nous. Les trois derniers kilomètres pour rentrer au village sont les plus durs, la fatigue se fait un peu ressentir. Notre chien nous quitte là où il nous avait rejoints à l'aller, ce qui nous soulage car on ne pouvait pas l'adopter !
On rentre se prendre un petit apéro bien mérité dans notre chalet confortable avant de prendre le bus le lendemain pour San Martin de Los Andes.

 

La route pour y accéder est véritablement magnifique, nous voyons tour à tour sept lacs se profiler à l'horizon avant de les longer. Les montagnes enneigées se reflètent dedans et le ciel d'un bleu pur achève de donner au cadre une image de carte postale.
San Martin est un joli petit village au bord d'un lac. Nous y restons deux jours, le temps pour So de se remettre, elle aussi, de son rhume.. eh oui, on partage tout !
Villa La Angostura - San Martin de Los Andes
Nous décidons de rejoindre, ensuite, Pucon au Chili. Au moment de prendre le bus (80pesos), j'entends "Sophie" ! C'est Yann qui nous a finalement rejoints après avoir vu Ushuaia et le Perito Moreno. Il est avec deux autres Français et ils prennent le même bus que nous pour Pucon, le monde est petit !

En définitive, nous avons beaucoup aimé l'Argentine, riche en diversité. Nous avons tout de même préféré la Patagonie qui est plus dépaysante, à nos yeux, que le nord. Un seul bémol pour la découverte de ce pays : nous nous sommes souvent sentis bloqués car n'ayant pas de véhicule pour nous déplacer. Même si le réseau des bus est bien développé et dessert toutes les grandes destinations, les parcs nationaux ou autres lieux à visiter sont souvent loin de la ville où on arrive. L'idéal est donc de prévoir un budget location de voiture pour visiter ces endroits et surtout sortir des sentiers battus !









Hébergements : hôtel, hostel, auberge de jeunesse, chalet
Transports : bus, scooter électrique, marche à pied, taxi, métro, bateau
Guides : Gallimard Bibliothèque du voyageur Argentine, Lonely Planet South America


Les lieux que nous avons préférés :
- la région de Cafayate
- la région de Villa Merlo
- Mendoza
- les chutes d'Iguazu
- Buenos Aires
- Puerto Piramides
- El Bolson
- la forêt d'arrayanes
- San Martin de Los Andes


Ce que nous avons aimé :
- la gentillesse des Argentins
- les grands espaces
- les bifes de chorizo
- le vin blanc Torrontes et le clerico (sangria de vin blanc)
- les routes bien droites pour So ; )
- voir les baleines et les pingouins de près
- trouver un chalet au prix d'une chambre à Villa La Angostura !
- la Patagonie ; )


Ce que nous n'avons pas aimé :
- l'espagnol argentin qui est une langue à part entière !
- les prix assez élevés
- les hôtels souvent complets (surtout le we)
- le manque de dépaysement dans le nord
- les magasins fermés de 13h à 17h, même dans les grandes villes..
- les moustiques à Iguazu !
- le vol d'affaires et la dégradation de nos appareils électriques dans la soute d'un bus
- la difficulté pour se déplacer en dehors des grands axes, la location de voiture étant très élevée



Argentineb






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